À qui appartient le travail? À nous tous. Nous sommes tous l’ÉSO.
Écrit par Angela Martin, facilitatrice de pratique et responsable de la santé numérique
La collaboration commence lorsque nous cessons de demander « À qui appartient cette responsabilité? » et que nous commençons plutôt à nous demander « Quel rôle puis-je jouer? »
Dans le cadre de mon travail avec l’Équipe Santé Ontario du Grand Fleuve (ÉSO GF), j’ai récemment eu l’occasion de prendre la parole lors d’une rencontre du Conseil de collaboration de l’ÉSO GF. Cette rencontre en personne visait à renforcer l’intégration, à tisser des liens et à explorer ensemble les façons de faire les choses autrement pour les communautés que nous servons.
La question que j’ai abordée est au cœur non seulement de mon travail avec l’ÉSO GF, mais aussi, à mon avis, de la collaboration entre les équipes Santé Ontario de façon plus générale : À qui appartient le travail?
La réponse semble simple : À nous tous. Mais cette responsabilité partagée exige davantage de chacun de nous. Elle nous invite à nous rappeler pourquoi nous nous sommes réunis au départ, à investir dans la confiance et les relations qui rendent la collaboration possible et à reconnaître qu’aucun d’entre nous ne peut, à lui seul, bâtir le système de santé dont nos communautés ont besoin.
Toujours garder en tête le pourquoi
Il est facile de se laisser entraîner par les projets, les priorités, les réunions, les livrables, les responsabilités organisationnelles et les nombreuses exigences qui se disputent notre temps. Mais derrière chaque processus que nous améliorons, chaque obstacle que nous éliminons et chaque partenariat que nous développons, il y a une personne qui tente d’obtenir les soins dont elle a besoin.
Voilà notre pourquoi : les personnes qui ont besoin de soins aujourd’hui et le système de santé que nous bâtissons pour les générations à venir.
Lorsque les choses se compliquent, que les priorités entrent en concurrence ou que nous nous demandons à qui revient telle ou telle responsabilité, c’est ce qui devrait nous ramener à l’essentiel et nous rassembler. Améliorons-nous réellement les choses pour les personnes que nous servons? Les décisions que nous prenons aujourd’hui contribuent-elles à bâtir un système de santé durable, qui sera là pour nos enfants, nos petits-enfants et les générations futures?
La confiance et les relations sont essentielles
L’une des choses que mon travail avec l’ÉSO GF continue de me rappeler, c’est qu’un objectif commun ne suffit pas à lui seul. L’intégration ne se concrétise pas simplement parce que nous créons un autre comité, une nouvelle structure ou un nouveau partenariat. Elle se construit entre les personnes, lorsque nous établissons un climat de confiance, écoutons différents points de vue, avons des conversations franches, respectons nos engagements et surmontons ensemble les difficultés.
Les relations peuvent parfois sembler être la partie « moins concrète » de la transformation du système de santé. Pourtant, je crois qu’elles en sont le fondement.
Lorsque la confiance est bien établie, nous pouvons dépasser les frontières organisationnelles et accorder moins d’importance à la question de savoir à qui revient une tâche particulière, pour nous concentrer davantage sur ce que nous cherchons à accomplir ensemble.
Nous sommes tous et toutes l’ÉSO
Une ÉSO n’est pas un endroit où l’on envoie du travail. Ce n’est pas une seule organisation, une seule personne à la direction, un seul groupe de travail ou une autre table de concertation. C’est nous tous et toutes.
La responsabilité partagée ne signifie pas que tout le monde doit tout faire. Elle signifie reconnaître que ce que j’apporte et ce que vous apportez peuvent être différents, mais que nous avons besoin des deux. Nos différentes expertises, expériences, relations, perspectives et ressources ne sont pas des obstacles à la collaboration. Ce sont précisément elles qui lui donnent toute sa valeur.
Nous ne pouvons pas déléguer la collaboration à un comité ni nous attendre à ce qu’elle se concrétise simplement parce qu’un partenariat existe sur papier. Nous devons la faire vivre au quotidien.
Nous n’avons pas besoin d’être responsables de chaque aspect du travail pour prendre à cœur sa réussite.
Alors, la question n’est peut-être pas simplement : « À qui revient cette responsabilité? » Nous devrions plutôt nous demander : Quel rôle puis-je jouer? Que pouvons-nous accomplir ensemble que personne ne pourrait réaliser seul? Et est-ce que cela améliorera les choses pour les personnes que nous servons?
Car, au bout du compte, il ne s’agit pas de structures, d’organisations ou de savoir à qui revient le mérite. Il s’agit d’offrir de meilleurs soins aujourd’hui tout en bâtissant un système de santé durable pour demain.
Pour y arriver, il faut un objectif commun. Il faut de la confiance et des relations solides. Et il faut la participation de chacun de nous.
Alors, à qui appartient le travail?
Il nous appartient à tous. Parce que nous sommes tous et toutes l’ÉSO.

2026-11-04 - 2027-03-31Heure
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